Norbert aime la bouffe et moi aussi.

« Comme dans un film au ralenti, zoom. La dernière image, toi qui t’enfuit, boom. Tu as tissé la vie, t’es partie et boom
Dehors il fait gris, clap de fin puis zoom » 

David Carreira

Nobert vous le connaissez forcément pour ça : « J’suis tendu … j’ai les fesses qui disent bravo, j’ai le calfouette qui a envie de barrer au plus profond des genoux ». Ou encore pour ça : « On n’a plus le temps de faire du chichi-pompon avec une pince à épiler le fion« . Donc vous l’avez évidemment deviné : Norbert est chef cuisiner plus connu sous le doux blaze de Norbert Tarayre de Top Chef. En sortant de son One-Man show patate au théâtre de la Nouvelle Eve à Paris (où soit dit en passant – je dis ça je dis rien – un jus d’orange coûte 8 euros soit l’équivalent du PIB du Burundi et du Malawi réunis), je me suis dis qu’il fallait que je vous parle de mon rapport quadrilatéral avec la nourriture.

Tout d’abord, je dois vous parler de mon premier souvenir culinaire. Que les âmes sensibles retournent à de chastes activités. Ce que mes adorables et bienveillants parents me faisaient manger à 4 ans, c’est de la cervelle d’agneau. Les gars, QUI est ce est le mec qui a un moment de sa vie s’est dit : « Tiens j’ai une petite fringale, je vais ouvrir la tête de cet agneau mignon tout plein, lui arracher la cervelle et la faire rôtir avec un poil de safran et de sel de l’Himalaya« . QUI ES TU ? MEC TOI ET MOI FAUT QU’ON DISCUTE.

Sans transition, tout de suite après la cervelle d’agneau arrive le poulet-pommes de terre du dimanche midi. Ca, c’est ma Madeleine de Proust à moi enfin une madeleine avec supplément ail en chemise. Quand ma vie sent le vieux slip et les chaussette mal lavée, je repense à ce fameux poulet qu’on mangeait avec papa devant les Guignols de l’info après s’être gelé les miches pour aller le chercher chez Gérard le boucher-charcutier-traiteur de ma petite bourgade de 6 500 habitants (plus deux ou trois corbeaux les jours de fête).

Malheureusement, on ne peut pas dire que ces deux souvenirs culinaires m’aient aidé à devenir la digne héritière de Paul Bocuse. Je suis plutôt la cousine par alliance de Géant Vert avec option #TeamFlemme. Je dispose de trois étagères et demi de conserves donc en cas de guerre nucléaire, vous pouvez venir chez moi. On mangera des salsifis tous ensemble avant de rendre notre dernier souffle. Ca va être bien ! Par contre, mon frigo est toujours aussi que le cerveau d’un candidat des Chtis à Mykonos. Il parait que c’est un truc de « parisienne » comme être célibataire (j’ai d’ailleurs envie d’écarteler mes super copines qui me répètent cette phrase). Vous l’aurez compris, je mange mal. Mal comme quand à 23h27 je décide de prendre mon goûter à renfort de Savane de Papy Brossard tartiné de Nutella avant de m’échouer dans mon lit telle une baleine ayant abusé du plancton.

Voilà, vous en savez un tout de petit peu plus sur la bouffe et moi. Mais ce n’est que le premier tome d’une longue série. Vous aurez bientôt le droit à une Ôde au burger ou encore à un Plaidoyer en faveur de l’ananas.

Nobert Tarayre Top Chef One man show patate

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Jarry est atypique et moi aussi

« J’ai voulu dormir et j’ai fermé les yeux sans même voir que le ciel était bleu »

Tal

Fraîchement revenue du one man show de Jarry, ce fan de Sailor Moon en Nike à paillettes m’a fortement inspiré en sortant. Non je n’ai pas été payé par qui que ce soit pour dire ça : mais ce mec, c’est le PATRON .

D’abord, on a plein de points communs : Jarry chante. Moi aussi. Je chante la chanson du cake d’amour de Peau d’Ane à qui mieux mieux et je maitrise « Bambino » de Dalida en mandarin.

Jarry danse. Moi aussi je danse et avec un grand D. Après plus de 10 ans à la barre, je me prends souvent pour Marie-Claude Pietragala (mais la version de Boulogne et le talent en moins). Donc quand je me retrouve sur une piste de danse, je me prends pour la cousine germaine de Beyonce, Rihanna et Lady Gaga réunies. Un vrai régal pour les yeux. Un peu moins pour les pieds des gens « normaux » qui voulaient seulement danser le Mia tranquillou.

Jarry aurait voulu être une princesse. JE SUIS UNE PRINCESSE (comprendre  » je suis une véritable casse-couille AOC élevé au grain et aux paillettes »). Je m’explique : je crois au Prince Charmant, la déco chez moi n’est pas couleur « taupe » (n’en déplaise à Valérie Damidot) mais rose, j’ai une passion pour tout ce qui brille et pour le confort 6 étoiles (l’énonciation du mot « camping » me file de l’herpès).

Jarry est fou. Je m’en rapproche doucement mais je n’arrive pas à trouver le psy qui me corresponde. Déjà que je n’arrive pas à me trouver un mec.

Jarry s’assume. Moi aussi. Oui j’adore les selfies : ces petits moments de narcissisme où pour UNE fois on peut se dire «Je suis quand même bonnasse là avec cette petite duckface». Bah ouais les gars : ça fait du bien de se voir autrement que dans un gilet de tata Gisèle qui sent bon le paradis et l’amour mais aussi un peu le fennec.

Jarry est atypique. Si être atypique, c’est avoir fait Sciences Po, écrire un mémoire sur le rap français et porter des robes de cagole imprimé léopard et ras la salle de jeu. Alors laissez-moi être atypique. Tout ça pour dire que même si vous êtes atypique : aimez-vous et après vous pourrez aimer les autres comme on aime les bébés ratons-laveurs.

Ces gens atypiques : qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? Quels sont leurs réseaux ?

Bientôt dans vos bibliothèques Ikéa.

Koons