Noël c’est cool mais c’est toujours mieux chez les autres.

« Sur ma route oui, il y a eu du moove oui. De l’aventure dans l’movie. Une vie de roots ».

Black Mesrime

Je viens de me réveiller et on me dit dans l’oreillette que c’est Noël. Si maintenant on me fait des coups en douce… Personnellement, je fais partie de ces gens qui se moquent des fêtes de fin d’année comme de leur première dent de lait. Pourtant, je vous promets que je me soigne et à chaque fois j’essaie de rentrer dans « la maaaaaagie de noeeeeel » (VOIX MIELLEUSE INSIDE).

Par exemple, cette année, j’ai mis un costume de Père Noël à mon chat et j’ai pleuré devant un téléfilm de Noël, c’est pour dire (à ma décharge, il était outrageusement niais et bien foutu). Mais en fait, je crois que je suis MAUVAISE en Noël (ouais ouais, c’est toutafé possible).

Mise en situation : Mon père arrive à la maison avec les cadeaux de Noël pour ma mère. Il crane comme jamais parce qu’il ne les a pas oubliés avant reprendre ses occupations de la plus haute importance (comprendre jouer à Candy Crush). Je récupère donc les paquets pour les mettre sous le sapin et hurle à travers le salon de ma voix suave : « MAIS ILS ETAIENT DEJA EMBALLES LES LIVRES POUR MAMAN ? » C’était sans compter sur ma mère en train de dresser la table de Noël. Voilà. Voilà.

Problème n°1 : le sapin. Ok. Un sapin, c’est beau. Ok. Un sapin, ça fait le charme de Noël. Mais les gars, c’est chiant comme la pluie à défaire. Et comme je suis toujours prise d’une flemmite aiguë à la pensée de ranger ces boules de Noël qui ont pourtant fait ma joie à un moment de mon existence mais qui le 26 décembre me paraissent tellement insignifiantes, que je me retrouve à Pâques avec un sapin de Noël poussiéreux dans le salon. Voyons le bon côté des choses, c’est pratique pour cacher des œufs.

Problème n° 2 : l’emballage des cadeaux. Il faut avoir fait maths sup pour évaluer la bonne longueur de papier. Pourtant, tous les ans, je me fais des sessions de training où j’observe en immersion les vendeuses de chez Sephora me vendre du rêve et m’agacer un tantinet avec leurs paquets parfaitement parfaits qu’elles ont bien évidemment réalisés en 1 minutes 35 secondes et 78 centièmes. Il faut me rendre à l’évidence : non je ne serai jamais cette femme aux paquets cadeaux parfaits mais plutôt celle qui sait à peine friser du bolduc. Chienne de vie.

Problème n°3 : Après l’emballage, on passe au gros œuvre : le ravalement de ma façade et le choix de mon habit de lumière. C’est vrai que pour ça, Noël c’est cool. On peut abuser de la paillettes telle tata Yvonne quand lors de son passage dans le public du Plus Grand Cabaret du Monde. Cette année, tout y était ! Même les faux-cils de cagole ! Bien évidemment, le cousin Jean-Mich en avait décidé autrement. Pas de chaussures sur son tapis en poils de balai à chiottes Ikéa. Je me suis donc retrouvée pour mon plus grand bonheur en fausses Crocs fourrées (la Louboutin du Loir et Cher) et petite robe noire en dentelle…

Problème n°4 : Je n’ai JAMAIS ce que je veux. Cette année, je me lève (et je te bouscule) et j’ai beau regarder mais il n’y a toujours pas de mecs sous le sapin (pas plus de Docteur Maboul ou de Téléphone Secret). C’est officiel : LE PERE NOEL EST UN CON. Triste désillusion de l’enfance. Par contre, j’ai l’impression que ma TL Instagram est plutôt ravie de la livraison du barbu bedonnant. En scrollant un peu, je suis tombée sur 52 pâmoisons devant une carte cadeaux Zara. Un vrai petit bonheur …

Mais bon j’aime bien Noël parce que c’est la seule période de l’année où on a le droit d’écouter ça en toute impunité. J’aime bien Noël aussi parce que les repas de fêtes, c’est la vie. Et plus généralement, le gras, c’est la vie.

Mais bon, Noël c’est cool mais c’est quand même mieux chez les autres.

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