La semaine de France Bleu midi ensemble #1

Si tu n’as jamais allumé ta radio sur France Bleu entre 12h30 et 13h30 c’est dommage mais je te propose une séance de rattrapage. Daniela Lumbroso reçoit deux invités du monde de culture et du spectacle pour une heure d’interview en direct. Voici ce qui se passe quand je traîne dans les couloirs …

Lundi :

La semaine commence au ralenti sur France Bleu. Festival de cernes et d’anecdotes plus ou moins croustillantes sur les activités bricolage et macramé du week-end. Heureusement, on a pu compter sur la bonne humeur légendaire de Michel Fugain pour nous chanter la vie (et nous mettre « Fais comme l’oiseau » dans la tête pour le restant de nos jours…). Dans le studio, tout le monde est fan. L’humoriste Rachid Badouri se dit même honoré d’être assis à ses côtés. Mais c’est surtout Thierry Garcia, notre imitateur, qui le regarde avec les yeux de l’enfance et de l’innocence (qu’il a pourtant perdu le jour où il fait sa première imitation de DSK). Fan de la première heure, il a même réussi à improviser un duo avec le chanteur. Oui, parce que dans France Bleu Midi ensemble, on réalise également les rêves d’enfants.

Mardi :

Fidèle à lui-même, timide et réservé, Bernard Campan passerait presque pour un inconnu dans les couloirs de France Bleu. On se détend doucement, jusqu’à l’anecdote ultime de son premier rôle comme grain de blé dans une pièce de théâtre, un truc à devenir intolérant au gluten à vie. Si Bernard Campan est venu avec ses angoisses, Issa Doumbia dit être venu avec son frère jumeau … en colocation dans son ventre. Un peu d’autodérision comme on l’aime.

Mercredi :

12h30, l’heure de prendre l’antenne mais également douce heure de la pause déj mais pas pour l’équipe de France Bleu midi ensemble. Pour ajouter à notre peine, on reçoit Clovis Cornillac pour parler de la nouvelle série culinaire de France 2 « Chefs » et la passionnée de cuisine Julie Andrieu. En revanche, nos estomacs se sont un peu calmés quand Julie Andrieu a évoqué son tout premier plat : une terrine de foie de volaille. Plus nos invités parlent cuisine plus nos yeux brillent à l’idée de manger une assiette de raviolis à la cantoche. Parce que mercredi, c’est raviolis !

Jeudi :

Benjamin Castaldi est à l’heure voire en avance même. Maud, notre programmatrice lui propose un café mais arrivée à la machine un doute subsiste : avec ou sans sucre ? On tente un pile ou face qui déclare le sucre gagnant. BINGO ! A quelques heures de son direct sur D8, Benjamin Castaldi est bien zen mais quand même un peu tendu quand il revient sur son clash avec Cyril Hanouna… Avant d’entrer en studio, Ahmed Sylla du haut de ses 24 ans prend 30 secondes pour passer un coup de fil à sa mère : « Maman, allume France Bleu, je suis dans ta radio ». Grosse complicité entre les deux invités qui s’échangent leurs 06 avant de partir.

Vendredi :

« Cuitas las bananas » résonne dans les couloirs de France Bleu mais on fait attention à couper le son avant que Philippe Risoli n’arrive. Notre Monsieur télé, Patrice Gascoin est comme un fou de retrouver son copain, ils sont aussi complices que ces deux marionnettes du Muppets Show. Dans tous ces souvenirs d’une époque débarque la fraîche et pétillante Yseult qui du haut de ses 19 ans, nous donne tous envie de prendre un bon bain de jouvence …

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Norbert aime la bouffe et moi aussi.

« Comme dans un film au ralenti, zoom. La dernière image, toi qui t’enfuit, boom. Tu as tissé la vie, t’es partie et boom
Dehors il fait gris, clap de fin puis zoom » 

David Carreira

Nobert vous le connaissez forcément pour ça : « J’suis tendu … j’ai les fesses qui disent bravo, j’ai le calfouette qui a envie de barrer au plus profond des genoux ». Ou encore pour ça : « On n’a plus le temps de faire du chichi-pompon avec une pince à épiler le fion« . Donc vous l’avez évidemment deviné : Norbert est chef cuisiner plus connu sous le doux blaze de Norbert Tarayre de Top Chef. En sortant de son One-Man show patate au théâtre de la Nouvelle Eve à Paris (où soit dit en passant – je dis ça je dis rien – un jus d’orange coûte 8 euros soit l’équivalent du PIB du Burundi et du Malawi réunis), je me suis dis qu’il fallait que je vous parle de mon rapport quadrilatéral avec la nourriture.

Tout d’abord, je dois vous parler de mon premier souvenir culinaire. Que les âmes sensibles retournent à de chastes activités. Ce que mes adorables et bienveillants parents me faisaient manger à 4 ans, c’est de la cervelle d’agneau. Les gars, QUI est ce est le mec qui a un moment de sa vie s’est dit : « Tiens j’ai une petite fringale, je vais ouvrir la tête de cet agneau mignon tout plein, lui arracher la cervelle et la faire rôtir avec un poil de safran et de sel de l’Himalaya« . QUI ES TU ? MEC TOI ET MOI FAUT QU’ON DISCUTE.

Sans transition, tout de suite après la cervelle d’agneau arrive le poulet-pommes de terre du dimanche midi. Ca, c’est ma Madeleine de Proust à moi enfin une madeleine avec supplément ail en chemise. Quand ma vie sent le vieux slip et les chaussette mal lavée, je repense à ce fameux poulet qu’on mangeait avec papa devant les Guignols de l’info après s’être gelé les miches pour aller le chercher chez Gérard le boucher-charcutier-traiteur de ma petite bourgade de 6 500 habitants (plus deux ou trois corbeaux les jours de fête).

Malheureusement, on ne peut pas dire que ces deux souvenirs culinaires m’aient aidé à devenir la digne héritière de Paul Bocuse. Je suis plutôt la cousine par alliance de Géant Vert avec option #TeamFlemme. Je dispose de trois étagères et demi de conserves donc en cas de guerre nucléaire, vous pouvez venir chez moi. On mangera des salsifis tous ensemble avant de rendre notre dernier souffle. Ca va être bien ! Par contre, mon frigo est toujours aussi que le cerveau d’un candidat des Chtis à Mykonos. Il parait que c’est un truc de « parisienne » comme être célibataire (j’ai d’ailleurs envie d’écarteler mes super copines qui me répètent cette phrase). Vous l’aurez compris, je mange mal. Mal comme quand à 23h27 je décide de prendre mon goûter à renfort de Savane de Papy Brossard tartiné de Nutella avant de m’échouer dans mon lit telle une baleine ayant abusé du plancton.

Voilà, vous en savez un tout de petit peu plus sur la bouffe et moi. Mais ce n’est que le premier tome d’une longue série. Vous aurez bientôt le droit à une Ôde au burger ou encore à un Plaidoyer en faveur de l’ananas.

Nobert Tarayre Top Chef One man show patate