C’est qui la meuf avec le chapeau là-bas ?

« C’est décidé, je pars faire ma vie au soleil. C’est là-bas que je veux résider, une plage de sable fin au réveil »

Keen’V

Il y a quelques jours de ça, quand j’ai appris que j’allais être en vacances forcées, j’ai décidé de reprendre ce blog et de faire ce que je fais de mieux : parler de moi. Promis, j’arrête mes délires de blagueuse mode. De toute façon depuis que j’ai porté une robe burger sur le plateau de N’oubliez pas les paroles je ne suis pas crédible.

J’ai fait Sciences Po et Hypokhâgne mais je suis devenue intermichiante du spectacle. J’aime la chanson française (#PassionNicoleCroisille) et j’ai écrit un mémoire sur le rap français. Je suis donc un paradoxe en talons de 12.

J’habite un 26m2 depuis que j’ai décidé de voler de mon propre loyer.

J’ai passé ma première étoile et mon galop 2 d’équitation avec brio. Depuis, je fais de la pole dance et non je ne suis pas strip teaseuse.

Je déteste le vendredi et je voue un culte au lundi, ce qui me vaut l’incompréhension générale de mes collègues de bureau (« T’es vraiment une tarée »). 

Je sais faire une phrase avec un COD et conjuguer un participe passé – que celui qui n’a jamais googlé « conjuguer participe passé avec avoir » me jette la première pierre.

J’ai un chat mais ça je vous en reparlerai.

Je suis hypocondriaque et émetophobe mais ça aussi je vous en reparlerai.

Quand je m’ennuie le soir j’ai toujours un ou deux  DVD de secours que je finis par connaître par cœur : Peau D’Ane et Les Demoiselles de Rochefort.

J’ai une très forte tendance à appeler tout le monde Jean-Michel mais je me soigne.

Je ne suis pas une meuf sociable mais j’ai des potes en or massif incrustées de topaze : ma tatie du 16, le chat, mon Fratellooo. Les trois meufs les plus patientes de la terre et de ses environs pour écouter mes pleurs à 2 heures du mat dans un Uber à qui j’ai donné l’adresse du boulot pour rentrer chez moi.

Voilà, ça c’est moi (avec un chapeau) dans les grandes lignes. Ma vie est une succession de choses les plus improbables les unes que les autres et d’échecs sentimentaux aussi gros qu’une encyclopédie en 18 tomes. Il fallait donc que je vous en parle. Ne me remerciez pas.

Alexia Brun

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