L’été : c’est bien pourri.

« Laisse tomber tes problèmes Viens avec nous danser On la joue carpe diem Calé sur l’heure d’été »

Collectif Métissé

Bon, on est d’accord en ce moment, on entend tout le monde parler de l’été qui n’arrive pas, en même temps, vous me direz pour un mois novembre il fait pas si dégeulasse que ça

Mais bon, moi je comprends pas pourquoi on attend l’été comme un but de Zlatan à la 89 eme. C’est vrai quoi. L’été dans le bus à 7h, c’est limite si tu te dis que ta voisine a courru un 500mètres haies avant de monter dedans. AAAAAAH ces douces effluves de sudation. Non mais sérieux moi l’été ça me fait pas rêver.

En plus, je sais pas vous mais pour moi été ça rime avec job d’été et dans les jobs d’été t’as deux teams. T’as la team qui se fait pistonner par papa et puis t’as la mienne. La team de la lose. De toute façon, moi j’ai toujours été plus Guy Roux que Julia Roberts. Donc avec moi les jobs d’été ça finissait dans un centre aéré à chanter « Libérée délivrée » dans un costume de la Reine des Neiges qui sent un peu vomi et à aller choper des mycoses à la piscine municipale. Bonne ambiance.

En plus tu as ce diktat des vacances d’été parce qu’en été tout le monde se barre. Vous savez c’est comme si on venait d’annoncer la sortie d’un nouvel album d’Herbert Léonard. Pourtant les gars, les parkings sont gratuits l’été à Paris donc vous gueulez parce que c’est trop cher et quand c’est gratuit vous partez à La Bourboule casser votre PEL pour vous payer une cornet de glace vanille à 12 euros 50. Nan c’est pas sérieux.

Et puis l’été, l’été c’est l’amour à la plage ah ouuuuu tcha tcha tcha. Mais la plage ya vraiment pas plus con. Quand t’essaies de dormir, t’as un « Jean Mich » qui te hurle à gueule qu’ils sont chauds ses beignets. Bah ouais tu m’étonnes depuis 9h du mat en plein cagnard ils peuvent être chauds tes beignets.

Ensuite quand tu as ENFIN fini ta grille de mots flechés ou de sudoku pour ceux qui ont passé un bac S, tu t’endors. Sur le principe te tu dis que c’est cool mais en fait dans tu te réveilles et tu te rends compte que ta peau a la même couleur que les cheveux de Régine. Que pire TU ressembles à Régine. L’enfer.

Et quand tu rentres chez toi, tu as beau prendre 3 douches, tu te retrouves toujours avec du sable dans des orifices improbables : dans les oreilles, entre les doigts de pieds. Entre les doigts de pieds ?

Le seul truc que j’aime bien à la plage c’est de marcher sur le sable, c’est beau hein ? Ca nous ferait presque penser à une chanson de Roch Voisine. Mais bon avec moi c’est plus « seul sur les sable les yeux dans le dos » que les yeux dans l’eau. Parce que me faire mater par une bande de prépubères qui s’amusent à sauter dans les vagues pour perdre leurs caleçons NON MERCI. Ah ouais et puis je fais attention quand je me balade parce que j’ai tendance à un peu trop m’éloigner et d’arriver en zone rouge. Vous savez cette partie de la plage où les gens pensent que la vie c’est de se prendre un coup de soleil sur le cul et de faire une partie de beach volley les baloches à l’air.

Non franchement quitte à voir ça je préfère encore rouler des pelles tout l’été à Passepartout.

l'été c'est bien pourri

La semaine de France Bleu midi ensemble #1

Si tu n’as jamais allumé ta radio sur France Bleu entre 12h30 et 13h30 c’est dommage mais je te propose une séance de rattrapage. Daniela Lumbroso reçoit deux invités du monde de culture et du spectacle pour une heure d’interview en direct. Voici ce qui se passe quand je traîne dans les couloirs …

Lundi :

La semaine commence au ralenti sur France Bleu. Festival de cernes et d’anecdotes plus ou moins croustillantes sur les activités bricolage et macramé du week-end. Heureusement, on a pu compter sur la bonne humeur légendaire de Michel Fugain pour nous chanter la vie (et nous mettre « Fais comme l’oiseau » dans la tête pour le restant de nos jours…). Dans le studio, tout le monde est fan. L’humoriste Rachid Badouri se dit même honoré d’être assis à ses côtés. Mais c’est surtout Thierry Garcia, notre imitateur, qui le regarde avec les yeux de l’enfance et de l’innocence (qu’il a pourtant perdu le jour où il fait sa première imitation de DSK). Fan de la première heure, il a même réussi à improviser un duo avec le chanteur. Oui, parce que dans France Bleu Midi ensemble, on réalise également les rêves d’enfants.

Mardi :

Fidèle à lui-même, timide et réservé, Bernard Campan passerait presque pour un inconnu dans les couloirs de France Bleu. On se détend doucement, jusqu’à l’anecdote ultime de son premier rôle comme grain de blé dans une pièce de théâtre, un truc à devenir intolérant au gluten à vie. Si Bernard Campan est venu avec ses angoisses, Issa Doumbia dit être venu avec son frère jumeau … en colocation dans son ventre. Un peu d’autodérision comme on l’aime.

Mercredi :

12h30, l’heure de prendre l’antenne mais également douce heure de la pause déj mais pas pour l’équipe de France Bleu midi ensemble. Pour ajouter à notre peine, on reçoit Clovis Cornillac pour parler de la nouvelle série culinaire de France 2 « Chefs » et la passionnée de cuisine Julie Andrieu. En revanche, nos estomacs se sont un peu calmés quand Julie Andrieu a évoqué son tout premier plat : une terrine de foie de volaille. Plus nos invités parlent cuisine plus nos yeux brillent à l’idée de manger une assiette de raviolis à la cantoche. Parce que mercredi, c’est raviolis !

Jeudi :

Benjamin Castaldi est à l’heure voire en avance même. Maud, notre programmatrice lui propose un café mais arrivée à la machine un doute subsiste : avec ou sans sucre ? On tente un pile ou face qui déclare le sucre gagnant. BINGO ! A quelques heures de son direct sur D8, Benjamin Castaldi est bien zen mais quand même un peu tendu quand il revient sur son clash avec Cyril Hanouna… Avant d’entrer en studio, Ahmed Sylla du haut de ses 24 ans prend 30 secondes pour passer un coup de fil à sa mère : « Maman, allume France Bleu, je suis dans ta radio ». Grosse complicité entre les deux invités qui s’échangent leurs 06 avant de partir.

Vendredi :

« Cuitas las bananas » résonne dans les couloirs de France Bleu mais on fait attention à couper le son avant que Philippe Risoli n’arrive. Notre Monsieur télé, Patrice Gascoin est comme un fou de retrouver son copain, ils sont aussi complices que ces deux marionnettes du Muppets Show. Dans tous ces souvenirs d’une époque débarque la fraîche et pétillante Yseult qui du haut de ses 19 ans, nous donne tous envie de prendre un bon bain de jouvence …

FBME 1

Norbert aime la bouffe et moi aussi.

« Comme dans un film au ralenti, zoom. La dernière image, toi qui t’enfuit, boom. Tu as tissé la vie, t’es partie et boom
Dehors il fait gris, clap de fin puis zoom » 

David Carreira

Nobert vous le connaissez forcément pour ça : « J’suis tendu … j’ai les fesses qui disent bravo, j’ai le calfouette qui a envie de barrer au plus profond des genoux ». Ou encore pour ça : « On n’a plus le temps de faire du chichi-pompon avec une pince à épiler le fion« . Donc vous l’avez évidemment deviné : Norbert est chef cuisiner plus connu sous le doux blaze de Norbert Tarayre de Top Chef. En sortant de son One-Man show patate au théâtre de la Nouvelle Eve à Paris (où soit dit en passant – je dis ça je dis rien – un jus d’orange coûte 8 euros soit l’équivalent du PIB du Burundi et du Malawi réunis), je me suis dis qu’il fallait que je vous parle de mon rapport quadrilatéral avec la nourriture.

Tout d’abord, je dois vous parler de mon premier souvenir culinaire. Que les âmes sensibles retournent à de chastes activités. Ce que mes adorables et bienveillants parents me faisaient manger à 4 ans, c’est de la cervelle d’agneau. Les gars, QUI est ce est le mec qui a un moment de sa vie s’est dit : « Tiens j’ai une petite fringale, je vais ouvrir la tête de cet agneau mignon tout plein, lui arracher la cervelle et la faire rôtir avec un poil de safran et de sel de l’Himalaya« . QUI ES TU ? MEC TOI ET MOI FAUT QU’ON DISCUTE.

Sans transition, tout de suite après la cervelle d’agneau arrive le poulet-pommes de terre du dimanche midi. Ca, c’est ma Madeleine de Proust à moi enfin une madeleine avec supplément ail en chemise. Quand ma vie sent le vieux slip et les chaussette mal lavée, je repense à ce fameux poulet qu’on mangeait avec papa devant les Guignols de l’info après s’être gelé les miches pour aller le chercher chez Gérard le boucher-charcutier-traiteur de ma petite bourgade de 6 500 habitants (plus deux ou trois corbeaux les jours de fête).

Malheureusement, on ne peut pas dire que ces deux souvenirs culinaires m’aient aidé à devenir la digne héritière de Paul Bocuse. Je suis plutôt la cousine par alliance de Géant Vert avec option #TeamFlemme. Je dispose de trois étagères et demi de conserves donc en cas de guerre nucléaire, vous pouvez venir chez moi. On mangera des salsifis tous ensemble avant de rendre notre dernier souffle. Ca va être bien ! Par contre, mon frigo est toujours aussi que le cerveau d’un candidat des Chtis à Mykonos. Il parait que c’est un truc de « parisienne » comme être célibataire (j’ai d’ailleurs envie d’écarteler mes super copines qui me répètent cette phrase). Vous l’aurez compris, je mange mal. Mal comme quand à 23h27 je décide de prendre mon goûter à renfort de Savane de Papy Brossard tartiné de Nutella avant de m’échouer dans mon lit telle une baleine ayant abusé du plancton.

Voilà, vous en savez un tout de petit peu plus sur la bouffe et moi. Mais ce n’est que le premier tome d’une longue série. Vous aurez bientôt le droit à une Ôde au burger ou encore à un Plaidoyer en faveur de l’ananas.

Nobert Tarayre Top Chef One man show patate

Jarry est atypique et moi aussi

« J’ai voulu dormir et j’ai fermé les yeux sans même voir que le ciel était bleu »

Tal

Fraîchement revenue du one man show de Jarry, ce fan de Sailor Moon en Nike à paillettes m’a fortement inspiré en sortant. Non je n’ai pas été payé par qui que ce soit pour dire ça : mais ce mec, c’est le PATRON .

D’abord, on a plein de points communs : Jarry chante. Moi aussi. Je chante la chanson du cake d’amour de Peau d’Ane à qui mieux mieux et je maitrise « Bambino » de Dalida en mandarin.

Jarry danse. Moi aussi je danse et avec un grand D. Après plus de 10 ans à la barre, je me prends souvent pour Marie-Claude Pietragala (mais la version de Boulogne et le talent en moins). Donc quand je me retrouve sur une piste de danse, je me prends pour la cousine germaine de Beyonce, Rihanna et Lady Gaga réunies. Un vrai régal pour les yeux. Un peu moins pour les pieds des gens « normaux » qui voulaient seulement danser le Mia tranquillou.

Jarry aurait voulu être une princesse. JE SUIS UNE PRINCESSE (comprendre  » je suis une véritable casse-couille AOC élevé au grain et aux paillettes »). Je m’explique : je crois au Prince Charmant, la déco chez moi n’est pas couleur « taupe » (n’en déplaise à Valérie Damidot) mais rose, j’ai une passion pour tout ce qui brille et pour le confort 6 étoiles (l’énonciation du mot « camping » me file de l’herpès).

Jarry est fou. Je m’en rapproche doucement mais je n’arrive pas à trouver le psy qui me corresponde. Déjà que je n’arrive pas à me trouver un mec.

Jarry s’assume. Moi aussi. Oui j’adore les selfies : ces petits moments de narcissisme où pour UNE fois on peut se dire «Je suis quand même bonnasse là avec cette petite duckface». Bah ouais les gars : ça fait du bien de se voir autrement que dans un gilet de tata Gisèle qui sent bon le paradis et l’amour mais aussi un peu le fennec.

Jarry est atypique. Si être atypique, c’est avoir fait Sciences Po, écrire un mémoire sur le rap français et porter des robes de cagole imprimé léopard et ras la salle de jeu. Alors laissez-moi être atypique. Tout ça pour dire que même si vous êtes atypique : aimez-vous et après vous pourrez aimer les autres comme on aime les bébés ratons-laveurs.

Ces gens atypiques : qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? Quels sont leurs réseaux ?

Bientôt dans vos bibliothèques Ikéa.

Koons

C’est qui la meuf avec le chapeau là-bas ?

« C’est décidé, je pars faire ma vie au soleil. C’est là-bas que je veux résider, une plage de sable fin au réveil »

Keen’V

Il y a quelques jours de ça, quand j’ai appris que j’allais être en vacances forcées, j’ai décidé de reprendre ce blog et de faire ce que je fais de mieux : parler de moi. Promis, j’arrête mes délires de blagueuse mode. De toute façon depuis que j’ai porté une robe burger sur le plateau de N’oubliez pas les paroles je ne suis pas crédible.

J’ai fait Sciences Po et Hypokhâgne mais je suis devenue intermichiante du spectacle. J’aime la chanson française (#PassionNicoleCroisille) et j’ai écrit un mémoire sur le rap français. Je suis donc un paradoxe en talons de 12.

J’habite un 26m2 depuis que j’ai décidé de voler de mon propre loyer.

J’ai passé ma première étoile et mon galop 2 d’équitation avec brio. Depuis, je fais de la pole dance et non je ne suis pas strip teaseuse.

Je déteste le vendredi et je voue un culte au lundi, ce qui me vaut l’incompréhension générale de mes collègues de bureau (« T’es vraiment une tarée »). 

Je sais faire une phrase avec un COD et conjuguer un participe passé – que celui qui n’a jamais googlé « conjuguer participe passé avec avoir » me jette la première pierre.

J’ai un chat mais ça je vous en reparlerai.

Je suis hypocondriaque et émetophobe mais ça aussi je vous en reparlerai.

Quand je m’ennuie le soir j’ai toujours un ou deux  DVD de secours que je finis par connaître par cœur : Peau D’Ane et Les Demoiselles de Rochefort.

J’ai une très forte tendance à appeler tout le monde Jean-Michel mais je me soigne.

Je ne suis pas une meuf sociable mais j’ai des potes en or massif incrustées de topaze : ma tatie du 16, le chat, mon Fratellooo. Les trois meufs les plus patientes de la terre et de ses environs pour écouter mes pleurs à 2 heures du mat dans un Uber à qui j’ai donné l’adresse du boulot pour rentrer chez moi.

Voilà, ça c’est moi (avec un chapeau) dans les grandes lignes. Ma vie est une succession de choses les plus improbables les unes que les autres et d’échecs sentimentaux aussi gros qu’une encyclopédie en 18 tomes. Il fallait donc que je vous en parle. Ne me remerciez pas.

Alexia Brun